Guide d’identification des champignons de France
Reconnaître les champignons, sans prendre de risques
Fiches détaillées espèce par espèce, sosies dangereux, saisons de cueillette et conduite à tenir en cas d’intoxication. Chaque critère est vérifié à partir de sources reconnues (Anses, centres antipoison, sociétés mycologiques).

Avant de consommer. Ne mangez jamais un champignon identifié uniquement grâce à une fiche en ligne, une photo ou une application : faites contrôler votre cueillette par un pharmacien ou une association mycologique. En cas de troubles après un repas de champignons, appelez le 15 ou un centre antipoison. Que faire en cas d’intoxication
En ce moment : septembre
Les champignons du moment
Les espèces qui poussent en ce moment en France, et celles qu'il faut savoir reconnaître pour les éviter.
ComestibleCèpe de BordeauxSous chênes, hêtres, châtaigniers. Attention au bolet de Satan et au bolet amer.
ComestibleGirolleDes plis, pas de vraies lames. À ne pas confondre avec le clitocybe de l'olivier.
ComestibleCoulemellePied chiné, chapeau de plus de 10 cm, chair qui ne rougit pas.
ComestibleTrompette de la mortExcellent comestible malgré son nom, en colonies dans les feuilles mortes.
ComestiblePied de moutonDes aiguillons sous le chapeau : l'un des plus faciles à reconnaître.
ComestibleLactaire délicieuxLait orange carotte, sous les pins. Le lactaire à toison, lui, a un lait blanc.
MortelleAmanite phalloïdeLames blanches, anneau, volve en sac : responsable de la plupart des décès.
MortellesPetites lépiotesChapeau de moins de 10 cm couvert de squames : toutes à rejeter.Voir aussi : les champignons de septembre · les champignons de octobre · le calendrier complet
Champignons comestibles
Les bons comestibles de France, leurs critères et le sosie dangereux de chacun.
Voir la listeChampignons toxiques
Du trouble digestif à l’atteinte des reins : les espèces à connaître, classées par syndrome.
Voir la listeChampignons mortels
Amanites, petites lépiotes, galère, cortinaires : comment les reconnaître pour les éviter.
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Les familles de champignons
Chaque page de famille présente les caractères communs, les espèces du site et les confusions entre genres. Retrouvez aussi tous les champignons de A à Z.
Méthode
Comment identifier un champignon ?
Un champignon ne s’identifie jamais sur un seul caractère ni sur la seule couleur du chapeau. Cueillez-le entier, puis observez méthodiquement :
- Le chapeau : taille, forme, couleur, aspect (lisse, visqueux, couvert de squames ou de flocons).
- Le dessous du chapeau : lames (amanites, lépiotes, agarics, russules), tubes et pores (cèpes et bolets), aiguillons (pied de mouton) ou plis (girolle).
- Le pied : forme, décor (réseau, chinures, écailles), présence d’un anneau.
- La base du pied : une volve (sac ou bourrelets) doit faire penser à une amanite. Déterrez toujours la base.
- La chair : couleur, changement à la coupe, odeur, présence de lait (lactaires).
- La sporée et le milieu : couleur des spores, arbres voisins, prairie, bois mort, saison.
Le plus sûr pour progresser reste d’apprendre avec un cueilleur expérimenté ou une association mycologique, et de faire vérifier chaque récolte.
Urgence
Que faire en cas d’intoxication ?
Si des troubles apparaissent après un repas de champignons (nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, malaise), appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, même si les symptômes semblent légers ou s’atténuent. Prévenez les autres convives et gardez les restes du repas, de la cueillette et vos photos.
Dans les intoxications les plus graves, une amélioration apparente peut précéder l’atteinte du foie : n’attendez pas. Tous les syndromes et leurs délais.
- 1 363cas signalés de juillet à décembre 2024
- 41cas graves
- 3décès, tous liés au syndrome phalloïdien
- Octobrele mois le plus touché
Source : Anses, Intoxications accidentelles par des champignons, bilan juillet-décembre 2024 (2025).
Questions fréquentes
Ce que l’on nous demande le plus
Comment apprendre à reconnaître les champignons ?
Sur le terrain, avec des personnes expérimentées : les associations mycologiques organisent des sorties et des expositions, surtout en automne. Commencez par quelques espèces faciles, apprenez leurs sosies dangereux, et faites vérifier chaque récolte.
Peut-on se fier à une application pour identifier un champignon ?
Non. L’Anses déconseille de se fier aux applications de reconnaissance sur smartphone pour décider de consommer un champignon : elles peuvent se tromper, y compris sur des espèces mortelles.
Qui peut vérifier ma cueillette ?
Un pharmacien formé à la mycologie ou une association mycologique. Présentez-leur des champignons entiers, triés par espèce, et non coupés ni cuits.
Quels sont les champignons les plus dangereux en France ?
Les espèces à syndrome phalloïdien, qui détruisent le foie : l’amanite phalloïde, l’amanite vireuse, l’amanite printanière, certaines petites lépiotes et la galère marginée. Viennent ensuite les cortinaires qui s’attaquent aux reins.
Existe-t-il une règle simple pour savoir si un champignon est comestible ?
Non. Les « trucs » populaires (couleur, odeur, pièce d’argent qui noircit, champignon mangé par les limaces…) sont faux et dangereux. Seule l’identification précise de l’espèce permet de conclure.
Peut-on manger des champignons sauvages crus ?
Non. L’Anses recommande de toujours cuire les champignons sauvages, 20 à 30 minutes à la poêle, et d’en consommer au maximum 150 à 200 g par adulte et par semaine.
Au bout de combien de temps apparaissent les symptômes d’une intoxication ?
De moins d’une heure à plusieurs jours selon l’espèce. Des symptômes apparus plus de 6 heures après le repas doivent faire craindre une intoxication grave : appelez le 15 ou un centre antipoison sans attendre.